L’historique de l’Epagneul Breton aux Pays-Bas de 1927 à 1965
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A
la demande du comité, le célèbre cynophile et juge C.J. Coldewey a écrit
ses souvenirs des premiers Bretons et de leur conducteurs aux Pays-Bas.
Nous espérons ainsi consigner une pièce unique de l’histoire de notre
race. Monsieur Coldewey, président d’honneur de la « Continentale »
a parcouru les rapports annuels de cette association à partir de 1896 et
y a probablement retrouvé le premier Breton qui a participé aux
field-trials aux Pays-Bas; c’était en 1927 Aye de Callac appartenant à
Paine Stricker.
Si
en France c’était l’officier de cavalerie Grand-Chavin qui montra un
intérêt extraordinaire pour l’Epagneul Breton, aux Pays-Bas c’étaient
les Capitaines de Cavalerie qui jouaient un rôle important dans l’ évolution
de notre race. En 1928, le Capitaine de Cavalerie Robby Wilson participait
avec son Breton Colette de Houlbousse. Un an plus tard il participera avec
succès aux field-trials avec Colette de Houlbousse et Rapide Coquette. |
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Robby Wilson avec son fameuse de Beek's Donateur |
A
cette époque, il n’y avait pas encore une association d’Epagneuls
Bretons aux Pays-Bas et Robby Wilson était membre du « Club
Hollandais des Chiens d’Arrêt Allemands». Robby Wilson, mais également
deux autres Capitaines, Rien Mazel et Jaap Schlimmer, que nous
retrouverons plus loin dans cet article, vont tous trois jouer un rôle prépondérant
dans ce club.
Ainsi
en 1937, le comité du club propose de changer son nom en « Association
des Chiens Continentaux et Anglais ». Le procès-verbal de cette réunion
fait apparaître que c’est notamment Robby Wilson qui s’oppose à
cette proposition, probablement parce qu’il craignait que les chiens
anglais puissent éventuellement dominer entièrement les chiens
continentaux. Le résultat de cette protestation fut que le nouveau nom
devenait « Association des Chiens d’Arrêt Continentaux »et
que les races Anglaises furent exclues de participation. |
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L’influence
des Bretonniers au sein de la « Continentale »est toujours
restée importante. En 1938, Ad van der Sand fut nommé au comité. Les
rapports annuels mentionnent que Ad van der Sand gagne le CACIT en 1939,
avec son Breton De Beek’s Jolie. Dans les années qui suivent, c’est
Robby Wilson quie est practiquement imbattable dans les field-trials aux
Pays-Bas avec ses Bretons. En 1941 il gagne le CACIT avec Jeannic de
Pradalan. En 1942 il gagne un Excellent avec son prduit d’élevage De
Beek’s Invité, ainsi qu’en 1943 avec cette fois De Beek’s Nicole.
Wilson était un grand ami du célèbre éleveur et dresseur belge
Rondelet. Ensemble ils élevaient des Bretons et les conduisaient.
Malheureusement, Robby Wilson décède dans le même année. Heureusement
ceci ne marque pas la fin de la période de gloire de l’Epagneul Breton
dans les concours. En 1946, le Capitaine Rien Mazel rejoint le comité de
la « Continentale ». Un an plus tard c’est à nouveau Ad van
der Sand qui obtient le CACIT avec un chien de son élevage De Hoef’s
Soldat. Cette même année Bennie Schneider gagnait avec son chien De
Hoef’s Ulysses dans la classe des jeunes. En 1948 Rien Mazel et Bennie
Schneider remportent des prix avec respectivement Tito et Ulysses et un an
plus tard, Rien Mazel remporet le premier prix avec Tito. Le nom du troisième Capitaine, Jaap Schlimmer apparaît pour la première fois en 1950. Il remporet le troisième prix avec son Breton nommé Mascotte. Schlimmer aussi siégeait au comité de la « Continentale »ainsi que Coen Rueb qui lui aussi chassait exclusivement avec des Epagneuls Bretons. Dans les années 1963,1964 et 1965 c’est Piet Rooijakkers qui remporte beaucoup de succès avec son chien De Winde’s Gin. C’est en 1967 que le club de l’Epagneul Breton de Pays-Bas fut fondé. |
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Tous trois avaient le grade de « Capitaine de Cavalerie »dans le Régiment des Hussards. Jan Coldewey est probablement maintenant le dernier à les avoir côtoyé tous trois de très près. J’ai
rencontré le premier Capitaine, Robby Wilson en 1942 et 1943 à l’occasion des compétitions mondiales de field-trials de la « Continentale ». Malheuresement, il décéda cette même année. Des dizaines d’années après sa mort, on parle encore avec beaucoup de respect de Robby Wilson comme ayant été un dresseur possédant des dons exceptionnels. Selon Robby Wilson il n’y avait qu’ une seule race de chien continental qui valait la peine : c’était l’Epagneul Breton. Quand, en 1942, j’attirai son attention sur la très belle allure d’un « Duitse Staande Langhaar »*, il réagit plein de désapprobation avec ces mots : « mais c’est une chèvre qui se balance » ! Rien Mazel, le deuxième capitaine était un grand ami et collègue de Robby Wilson. Ils était tous les deux rattachés au dépôt de remonte de Millingen où les cheveaux arrivaient de l’Irlande pour être dressés pour le Régiment des Hussards. |
De Beek's Hidalgo |
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Les frères van de Sand au field-trial en 1942 |
Je fréquentais beaucoup Rien mazel. Je l’accompagnais souvent pendantles séances de dressage de ses Bretons. Nous chassions également ensemble et ceci nous a conduit vers une amitié profonde. C’est Rien Mazel qui m’a convaincu de m’affilier au comité de la « Continentale ». Rien mazel a écrit un livre intéressant sur le dressage des chiens d’arrêt. C’était une traduction d’un petit livre écrit en français avec quelques illustrations. Rien Mazel est décédé en 1952. |
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Le troisième Capitaine était Jaap Schlimmer, qui fut un ami et collège de Rien Mazel avec qui, pendant les années de guerre, il résida dans un camp d’internement comme militaire de carrière. C’est Rien Mazel qui procura à Jaap Schlimmer son premier Breton. Les multiples contacts que nous eurent durant des années sur les field-trials se traduiserent par une grande amitié. Nous étions membre de divers comités et de la FTC** et partagions un champ de perdrix. Jaap était un juge exceptionnellement doué et sportif. Chaque chien était jugé d’une façon irréprochable mais quand c’était au tour d’un Breton d’être jugé, il y avait des étincelles dans se yeux tant il était amoureux de cette race. Le
décès de Jaap Schlimmer en 1985, marque la fin d’une époque de
personnes enthousiastes, fortement passionnées par l’Epagneul Breton.
Les Capitaines amenèrent l’Epagneul breton à haut niveau sur les compétitions
mondiales de field-trials aux Payes-Bas et ceci fut à la base de
l’interêt pour cette belle race dans notre pays. Ceci
sont les souvenirs de Jan Coldewey par rapport aux gens qui ont joué un rôle
tellement important dans le développement de notre Breton. Nous espérons,
par le biais ces notes uniques, avoir pu consigner et avoir préservé
pour l’avenir une partie importante de l’histoire de l’Epagneul
Breton dans notre pays. |
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* « Duitse Staande Langhaar » : Chien d’Arrêt Allemand a longs poils |
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